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Croyance?

Croyance et émotions

Pendant le travail de recherche sur l’assertivité que je fais en vue d’un mandat commandé par une entreprise de la région, je suis tombé sur le lien logique entre l’estime de soi et les croyances portées par la personne. En y réfléchissant un peu, j’en suis arrivé à la conclusion suivante: une croyance n’est pas une idée, ou un modèle, ou un principe logique construit sur une base objective. Non. Une croyance est le résultat du processus émotionnel consistant en l’établissement permanent en tant que principe d’une conclusion basée sur des émotions situationnelles.

J’en suis convaincu 🙂

Croyance et rigidité

Plus sérieusement, une croyance est la fossilisation ou la calcification de la conclusion que j’ai tirée d’une situation vécue à un moment donné dans des conditions données. Cette conclusion passe ainsi du statut d’aide temporaire à celui de principe définitif. Par exemple, la plaque est chaude après utilisation; si je ne veux pas me brûler, j’évite de poser la main dessus. Cette conclusion doit devenir tout sauf définitive: le jour où j’achète une plaque à induction (changement de conditions), je dois réviser ma conclusion. La croyance doit perdre son statut définitif et être révisée en fonction des conditions.

Croyance, changement, énergie

Pourquoi cette fossilisation? Je vois deux réponses possibles. La première, psychologique, est que le manque de ressources intellectuelles ou émotionnelles pour gérer cette situation amène à faire le raccourci de la suppression du changement possible de conditions: les choses sont comme elles sont, point barre. La deuxième est biologique: cette réflexion permanente demande une plus grande consommation d’énergie que le réflexe conditionné de la croyance qui associe un stimulus à une réponse sans valider les conditions d’application. Comme une personne qui mettrait un nouveau-né dans un micro-ondes pour le réchauffer: un micro-ondes, c’est fait pour réchauffer. Imparable.

Croyance, stress, assertivité

Quoiqu’il en soit, ce raccourci de la croyance, s’il peut à un moment donné être utile, devient vite limitatif dans un monde qui change: la conclusion érigée en principe empêche une réponse adéquate à une situation donnée. Le stress ainsi généré peut alors être vécu de deux manières: soit en fuyant dans la passivité, soit en adoptant un comportement aggressif face à l’aggression du changement ou de la personne qui l’apporte. L’assertivité est la solution pour ces deux comportements inefficaces. Comment? Pourquoi? Il faudra venir suivre un de mes cours 🙂

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